Dead or Alive et l’ultrasexualisation

Le 1er mars 2019 est sorti le sixième opus de la célèbre série de jeux de combat Dead or Alive, édité par Koei Tecmo et développé par la Team Ninja. Au-delà de son gameplay en 3D qui en a fait un rival de la série Street Fighter, Dead or Alive s’est toujours fait remarquer pour l’ultrasexualisation du corps de ses personnages féminins, ce qui n’a pas manqué de parasiter l’essence du jeu de combat à un racolage malsain et malaisant, les combattantes prenant systématiquement des poses très suggestives quand leur costume n’est simplement pas réduit à quelques bouts de tissus. Ainsi, plusieurs spin-off de la série originale, intitulés Xtreme, voyaient par exemple les combattantes récurrentes de la série être toutes réunies en bikini pour s’adonner à des mini-jeux de plage et autres parties de beach-volley. Femmes infantilisées, gros plans sur les fesses, seins démesurés et rebondissants, maillot de bains minuscules : dans un sexisme complètement débridé et assumé, les combattantes étaient réduites des objets sexuels fantasmés s’adonnant au regard du joueur. Après ces errances aguicheuses, la Team Ninja a fait de sixième opus celui d’une (relative) prise de conscience, déclarant avant que l’objectif était cette-fois de “permettre à tout le monde de jouer sans être embarrassé”, changeant par exemple la petite tunique habituelle de son personnage principal, Kasumi, en une combinaison intégrale. La Team Ninja a cependant tout prévu : des skins plus dénudés sont disponibles à l’achat de la version Deluxe ou de DLC. Celles et ceux qui voudront se rincer l’œil n’auront donc qu’à mettre la main à la poche.

Corentin Lê

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