Love, Death + Robots : animer le corps féminin

Love, Death + Robots, c’est cette anthologie de courts-métrages d’animation diffusée sur Netflix depuis le 15 mars dernier. Produits (entre autres) par Tim Miller, les épisodes offrent une identité visuelle marquée. Il s’agit de productions à l’esthétique léchée, liées avant tout par leur cohérence thématique plutôt que narrative.

Si l’amour tend à s’effacer, au moins sur les trois premiers épisodes, les robots et la mort sont bien présents. Au cœur des principaux enjeux figure le traitement du corps féminin. La technologie et la robotique sont associées à un bestiaire monstrueux et folklorique. Dès le premier épisode intitulé L’avantage de Sonnie, la série revient au mythe de la gorgone. Une jeune femme puise dans ses souffrances passées, pour se réincarner dans un corps monstrueux et faire face à un monde d’hommes. Dans Le Témoin, c’est avant tout le traitement de l’image qui interpelle. Les couleurs et le mouvement sont rendus de façon surprenante, ancrant l’histoire dans un univers déréalisé.

Faire rayonner le travail d’artistes à l’échelle internationale est aussi le parti pris de la série. Bon nombre des propositions se rapprochent du photoréalisme tandis que l’influence de l’univers du jeu vidéo est clairement perceptible. Un ensemble hétéroclite donc, duquel ressortent quelques pépites.

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Sarah Dion

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